Pourquoi rester assis toute la journée est si difficile pour le corps
Rester assis est devenu la norme.
Au travail, dans les transports, à la maison, devant un écran. On peut facilement passer 8 à 10 heures par jour en position assise… et pourtant, le corps humain n’a jamais été conçu pour ça.
Si rester assis semble “reposant”, beaucoup ressentent l’inverse : raideur, fatigue, douleurs lombaires, nuque tendue, épaules lourdes. Ce n’est pas un manque de forme. C’est une conséquence logique.
Ce qui se passe dans le corps quand on reste assis trop longtemps
Une réduction drastique de la variété de mouvements
Le corps aime la variété. Marcher, s’accroupir, se tourner, changer de position. Quand on reste assis, cette diversité disparaît. Les mêmes articulations restent dans des amplitudes limitées, les mêmes muscles sont sollicités en continu, tandis que d’autres sont presque complètement mis au repos.
À force, le corps perd sa capacité à bouger librement. La mobilité diminue, la sensation de raideur augmente, et le moindre mouvement inhabituel devient inconfortable.
Des positions maintenues trop longtemps
Le problème principal n’est pas la position assise en elle-même, mais sa durée.
Maintenir une posture, même “correcte”, pendant des heures demande un effort constant aux muscles posturaux. Ces muscles finissent par fatiguer, puis se relâchent. Le corps s’affaisse, la colonne perd son soutien actif et les structures passives (disques, ligaments, articulations) prennent le relais.
Résultat : inconfort diffus, tensions accumulées, et parfois douleur sans mouvement précis déclencheur.
Une baisse de la circulation et de l’activité musculaire
Quand on bouge peu, la circulation sanguine ralentit, surtout dans le bas du corps. Les muscles des jambes, des hanches et du tronc sont moins actifs, ce qui réduit leur rôle de “pompe” naturelle.
Moins de circulation signifie moins d’oxygène, moins de nutriments, et une sensation générale de lourdeur ou de fatigue. Le corps n’est pas blessé — il est simplement sous-stimulé.
Pourquoi le corps interprète la position assise prolongée comme un stress
Rester assis longtemps n’est pas seulement inconfortable. Pour le corps, c’est souvent perçu comme une forme de stress physique de bas niveau. Pas un stress émotionnel, mais un signal que quelque chose ne correspond pas à son fonctionnement naturel.
Le manque de mouvement envoie de mauvais signaux
Le système nerveux s’attend à du mouvement régulier. Quand ce mouvement n’arrive pas, il augmente la vigilance. Les muscles restent légèrement contractés, les articulations deviennent plus sensibles, et le seuil de tolérance baisse.
Ce n’est pas parce que le corps est “abîmé”, mais parce qu’il cherche à provoquer un changement de position. La gêne est souvent un message, pas un danger.
L’accumulation progressive de raideur et de fatigue
Maintenir une posture, même confortable au départ, fatigue les tissus avec le temps. Les muscles posturaux travaillent en continu, sans vraie pause, et finissent par perdre en efficacité. Les structures passives prennent le relais, ce qui augmente la sensation de lourdeur, de tiraillement ou de raideur.
Cette fatigue ne se ressent pas toujours immédiatement. Elle s’accumule discrètement, puis se manifeste en fin de journée ou au moment de se lever.
Mythes courants autour de la position assise
« Une posture parfaite règle tout »
Il n’existe pas de posture parfaite maintenable pendant des heures. Même la meilleure position devient problématique si elle est figée trop longtemps. La vraie solution n’est pas de se tenir “droit”, mais de changer régulièrement de position.
« Seule une mauvaise chaise provoque des douleurs »
Une bonne chaise peut améliorer le confort, mais elle ne remplace pas le mouvement. Même avec un fauteuil ergonomique haut de gamme, rester immobile trop longtemps finira par fatiguer le corps. Le problème n’est pas uniquement le matériel, mais l’immobilité.
Les stratégies naturelles que les gens utilisent (sans s’en rendre compte)
Les micro-mouvements
Balancer un pied, changer l’appui, s’étirer brièvement, ajuster sa position. Ces petits mouvements sont des tentatives instinctives du corps pour relancer la circulation et diminuer la tension.
Les changements de position
Croiser ou décroiser les jambes, s’adosser puis se redresser, glisser vers l’avant de la chaise. Ce n’est pas “mal se tenir”, c’est le corps qui cherche de la variation.
Les pauses régulières
Se lever pour marcher, aller chercher de l’eau, s’étirer quelques secondes. Même courtes, ces pauses suffisent souvent à réinitialiser le système et à faire redescendre les tensions accumulées.
Conclusion
S’asseoir n’est pas un problème. Rester immobile trop longtemps, oui. Le corps réclame du mouvement, pas une posture parfaite.
Si la position assise vous crée des douleurs ou une fatigue persistante, ce n’est pas une fatalité. Un accompagnement adapté peut changer les choses.
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